À l’UNSA, nous rappelons, en ce 1er mai 2019, notre solidarité particulière avec tous les réfugiés. Partout dans le monde, ils sont pour l’immense majorité d’entre eux des travailleurs contraints à l’exil pour sauver leur vie et celle de leur famille face à la guerre, au totalitarisme, aux discriminations, aux dérèglements climatiques. Nous n’ignorons rien à l’UNSA des difficultés concrètes d’accueil, d’éducation, de formation qui sont posées par l’arrivée de ces réfugiés. Mais à l’UNSA, nous ne pouvons accepter le contexte xénophobe, raciste, nationaliste et populiste qui parfois accompagne leur arrivée. Nous réaffirmons avec force que le droit d’asile est un principe démocratique fondamental et que l’Europe et ses pays membres, sur ce sujet, ne sont pas à la hauteur des exigences démocratiques et internationales correspondant à ses valeurs fondatrices. Le 1er mai 2019 en France intervient dans un moment particulier. La question sociale est au cœur des préoccupations d’un très grand nombre de nos concitoyens. De même, la question des politiques européennes en matière sociale, environnementale interroge les travailleuses et les travailleurs parfois inquiets devant les immenses défis à relever dans un contexte de profondes mutations technologiques, sociales, économiques, écologiques…

Dans cet esprit, nous avons donc recherché avec les organisations syndicales (CFTC, CFDT, FAGE) signataires du Pacte, ce qu’il était possible de faire concrètement et localement pour passer de l’incantation à l’action avec toutes celles et ceux qui voulaient s’engager dans la construction d’un avenir meilleur. Notre démarche est de ne pas rester des observateurs ou des commentateurs des réalités et des problématiques posés. C’est pourquoi nous voulons que ce 1er mai soit une caisse de résonnance des 66 propositions portées par 19 grandes organisations (syndicales UNSA, CFDT, CTC, FAGE et UNSA, mutualistes, d’éducation populaires, de protection de l’environnement..). Avec cette initiative nous voulons contribuer à la construction d’un nouveau pacte politique, social et écologique. Un pacte du court, du moyen et du long terme. Un pacte de la bienveillance et du commun : un pacte pour l’humain et pour l’humanité. Un pacte pour tous et pour la planète. Un pacte du pouvoir de vivre, aujourd’hui et demain, dans la dignité et le respect.

Quand on rajoute à cette ambition assortie de nos 66 propositions concrètes, nos ambitions sociales européennes et la lutte contre toutes les discriminations, nous avons une feuille de route, claire, concrète, précise. Les salariés de ce pays veulent être acteurs du débat démocratique, ils veulent un état où la démocratie respecte les citoyens, tous les citoyens, où la démocratie sociale donne la parole à tous les salariés, à tous les syndicats, Les salariés ont des exigences. Pour et avec eux à l’UNSA nous voulons pratiquer un syndicalisme qui renforce le dialogue social. Nous voulons un syndicalisme de construction, un syndicalisme pragmatique qui produit pour l’avenir des salariés un mode d’organisation du travail qui les protège sans ignorer l’efficacité économique des entreprises dont dépend aussi l’emploi. La seule question qui se pose pour l’UNSA est de savoir, à l’heure de la mondialisation, des évolutions ultrarapides des technologies et du numérique, à l’heure du réchauffement climatique, la construction comment inventer un nouveau modèle de développement qui sécurise l’emploi et les salariés et assure un développement économique à notre pays.