Dans le viseur des infirmiers scolaires notamment : le projet d'instauration d'une équipe pluriprofessionnelle (composées de médecins, d'infirmières...) qui "laisse sous-entendre un retour à la santé scolaire des années 80" , dénonce un communiqué émanant du Syndicat National des Infirmiers et Infirmières Educateurs de Santé (Snies) et qui induit "le risque d'une hiérarchie" réfusé par les infirmières. "On est actuellement dans une autonomie professionnelle", rappelle Brigitte Accart, secrétaire générale du Snies Unsa Education. "Le SNIES, syndicat représentatif, refuse d'inscrire dans la loi un travail en équipe pluriprofessionnelle induisant un pilotage, une responsabilité particulière et une hiérarchie de ses membres", peut-on lire dans le communiqué du Syndicat National des Infirmiers et Infirmières Educateurs de Santé. "Ce serait le renouveau d'un service de santé scolaire abrogé dans les années 80. Malgré un statut des personnels commun, ce fonctionnement a été prouvé inefficace et inadapté aux besoins des usagers".

Le Snies propose "une coopération qui permet des échanges professionnels entre les différents partenaires, ayant des intérêts communs, s'associant en vue d'un profit réparti au prorata de leur activité et maintenant l’autonomie professionnelle de chacun". Pour l'heure, la commission éducation du Sénat a refusé de retirer l'article en question, comme le demandaient les infirmières scolaires. Un amendement a depuis été déposé par une intersyndicale.

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